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J’ai lu : « Magari » d’Eric Valmir

dimanche 25 août 2013
Magari

« Magari est une richesse de la langue italienne qui ne peut se traduire par un seul mot.

C’est un sentiment d’incertitude, de désirs, de rêves cachés, mais qui peut aussi porter en lui la négation et la résignation. Le célèbre dictionnaire franco-italien de Raoul Boch en propose plusieurs définitions : si seulement, j’aimerais bien, qu’il plaise à Dieu, quand bien même, ça ne viendra pas mais attendons quand même, sans doute, probablement, peut-être pas…

Magari, c’est un état d’âme qui se décline à l’infini ».

Un infini de promesses, comme celles qui animent les pensées de Lorenzo. Ce jeune romain gît inconscient sur la chaussée après avoir été percuté par une voiture. Dans sa torpeur, il partage les incertitudes, les désirs et les rêves cachés qui ponctuent sa vie depuis sa plus tendre enfance. Il nous fait découvrir une Rome intime, tout en nous plongeant dans l’histoire politique de cette ville et les tourments d’une famille qui lui cache un lourd secret.

Bien que le procédé soit courant, c’est la première fois que je lis un livre dont le narrateur se trouve entre la vie et la mort. Et c’est avec beaucoup de poésie que l’auteur, Eric Valmir, tresse un lien intense entre la condition actuelle de son héros et le récit de son histoire personnelle.

Chronique d’une vie, chronique d’une ville, Magari résonne en moi comme un écho : ce livre me rappelle à quel point une personne peut porter sa ville au plus profond d’elle-même.

Magari
Magari

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